Bouquins

La douce empoisonneuse d’Arto Passilinna

Linnea, surnommée La Colonelle en souvenir de son défunt mari, coule des jours heureux dans sa maisonnette d’un petit village finnois. Sa modeste retraite consiste à cultiver son jardin et grattouiller son chat. De quoi pourrait se plaindre notre petite vieille ? C’est sans compter sur son neveu qui l’extorque mensuellement de sa maigre pension. Cette fois ci, il s’invite avec deux enragés dans la demeure de tata Linnea. Notre mémé les observe saccager son jardin, s’empiffrer de ses vivres et martyriser son pauvre animal. Ils iront même jusqu’à lui faire changer son testament sous la contrainte. C’en est trop, Linnea va agir.

Arto Passilinna ne vole pas sa réputation de petit plaisantin drolatique. Les situations abracadabrantesques s’enchaînent, Linnea jouant son rôle de mamie innocente à la perfection. On alterne entre sa jeunesse avec son cher mari durant la guerre de la Finlande contre la Russie pour la Carélie orientale au début des années 40 (Wikipedia sera plus à même de vous renseigner que moi) et comploteries de nos jours contre le trio infernal. J’ai ri, j’ai partagé sa peine, j’ai admiré ses mensonges, je me suis prise d’une tendre affection pour la douce empoisonneuse. Le roman est parfaitement maîtrisé pour vous faire passer un bon moment jusqu’à la dernière ligne, conclusion d’une jolie loufoquerie à la finlandaise.


La douce empoisonneuse d’Arto Passilinna, Folio, 7.10€

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4 réflexions au sujet de « La douce empoisonneuse d’Arto Passilinna »

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