Bouquins

Shikanoko #1, L’enfant du cerf de Lian Hearn

Lian Hearn est l’auteure de la saga du Clan des Otori. Que je n’ai jamais lu mais qui est pourtant dans ma bibliothèque, prêtée par une copine, honte à moi. Mais c’est à sa nouvelle série que nous allons nous intéresser, Shikanoko. Les 4 tomes de la saga doivent paraître dans l’année aux éditions Gallimard, pour une fois pas trop d’attente prévue. Cette fois, l’auteure se prête au jeu de la fantasy avec une mythologie japonaise des plus poétique. Alors, quid de ce premier tome ?

Shikanoko, après avoir été laissé pour mort par son beau-père, est élevé par le sorcier de la montagne. Celui ci va le former et il deviendra l’enfant du Cerf grâce à son masque magique. S’en suit alors des complots, des guerres, des machinations, l’amour, les pertes, etc. C’était assez chouette.

Les pour :
– L’ambiance : on est clairement plongé dans un Japon médiéval construit avec soin. La carte en début du livre et les descriptions au long de la lecture immergent complètement dans l’histoire. La mythologie de l’univers crée est intéressante. Je lis peu de roman asiatique et j’ai beaucoup aimé me replonger dans cette culture (bien que ça soit un roman fantasy, on retrouve les codes japonisants du genre : l’honneur, la fierté, la mort, le sexe).
– L’écriture : c’est très poétique mais pas pompeux. De belles images se dessinent et pourtant l’auteure arrive à insuffler du suspens et de l’aventure. Ils se passent beaucoup de choses, on a toujours envie de savoir ce qui va leur arriver, comment la situation va évoluer, etc. C’est habilement mené. Même si en vrai, l’auteure est australienne, son style est japonais. Je ne saurais pas bien décrire cette façon d’écrire mais c’est sec sans pour autant enlever la beauté de la langue.
– L’objet-livre : comment ça c’est futile ? Je le trouve vraiment beau. En mettant les 4 livres l’un à côté de l’autre (une fois qu’ils seront sortis et qu’on les aura achetés), on obtient la Vague d’Hokusai sur le dos.

Le moins :
– Beaucoup, beaucoup trop de personnages. Heureusement qu’il y a une liste au début du livre pour s’y référer. Je me suis arrêtée tellement de fois dans ma lecture pour savoir qui était qui. Ils ont des noms, des surnoms, ils évoluent et changent de noms… Bref, j’étais paumée. Je l’ai lu en 2 jours et le lendemain ça été très difficile de me replonger, je ne retiens pas du tout les noms japonais. Il a fallu tout remettre en ordre dans ma tête.

J’ai envie de dire, tentez le coup.


Shikanoko T1 : L’enfant du cerf de Lian Hearn, Gallimard, 14€90

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